Julia s'était disputée avec son mari pour une stupide histoire d'organisation des courses. C'était au début de l'été, ils étaient arrivés la veille à l'île de Ré et ils étaient encore fatigués par le voyage. Elle décida de sortir pour retrouver son calme. Elle alla dans les marais. Elle marcha d'un pas assuré, tout en imaginant les paroles qu'elle allait dire à son mari en rentrant. Elle ne s'était pas bien exprimée et elle allait rattraper cela.

Petit à petit, son esprit commença à papillonner, sa vue se posa sur l'eau saumâtre, sur les oiseaux, sur les nuages blancs, sur les gens. Sa peau ressentit le bien-fait de la chaleur. Elle finit par ne plus penser à la dispute.

Elle trouva un chemin sur la gauche et s'y engagea. Il n'y avait personne. Elle trouva quelques marches et s'y assit. De chaque côté, il y avait des arbustes qui apportaient de la fraîcheur. Elle voyait encore les marais.

Elle sortit un livre de son sac et se félicita de l'avoir sur elle. Elle l'ouvrit, lu quelques mots, puis s'arrêta dans sa lecture. Elle regarda la façon dont les ombres se balançaient sur la page.

Elle se dit : « Ca y est, c'est l'été ».