J’attends. Je suis dans un couloir de l’université et j’attends que ce soit mon tour pour prendre des renseignements au bureau des Masters. J’ai le numéro 56 et on en est au 37. C’est long. J’en ai assez d’être debout. En plus, ce n’est pas le moment. Ça ne va pas bien. J’ai des problèmes d’argent, mes amies me lâchent, je vis une déception amoureuse. Rien ne va. J’ai le cafard. Attendre n’arrange rien. Alors je sors dans l’escalier, pour m’asseoir sur une marche. Je regarde par la fenêtre.

Sur le campus, il y a des arbres aux couleurs d’automne. Je reconnais des érables et des cerisiers du Japon. Des gens passent, en groupe le plus souvent. Tout au fond, je vois la ville. Elle contraste avec la végétation de la fac.

 

Sur un banc, un étudiant est assis. Il mange un sandwich. Je le vois en tout petit au milieu de cette nature. Je le regarde longtemps et je ressens une paix intérieure. Je ne sais pas pourquoi.